La fréquentation scolaire
est obligatoire jusqu'à l'âge de
16 ans, âge atteint par les élèves
lors de leur troisième ou quatrième
année du secondaire.
Les six premières années d'études
(études primaires) sont assez semblables
à ce qui se passe dans les autres provinces
canadiennes. L'éducation des enfants débute
à la maternelle et se poursuit de la première
à la sixième année.
Les études secondaires durent cinq années
(dans le reste du Canada, cela correspond aux
années allant « de la septième
à la onzième année »).
À la fin du secondaire, le ministère
de l’Éducation octroie aux étudiants
ayant terminé leurs études secondaires
un « Diplôme d'études secondaires
» (DES).
La langue d'enseignement demeure une question
litigieuse. En vertu de la Charte de la langue
française, adoptée en 1977, les
étudiants doivent fréquenter l’école
française. Toutefois, les élèves
qui répondent à l’un des critères
suivants peuvent fréquenter l’école
anglaise :
- Les enfants qui ont fait une partie
de leurs études élémentaires
ou secondaires en anglais ailleurs au Canada,
- Les enfants qui ont un père
ou une mère qui a fait une partie de ses
études élémentaires en anglais
ailleurs au Canada,
- Les enfants de citoyens canadiens
qui ont un frère ou une sœur qui a
fait ou est en train de faire ses études
élémentaires ou secondaires en anglais
ailleurs au Canada.
Anciennement, il y avait des écoles catholiques
et protestantes.
Le droit de fréquenter l'école
catholique était garanti par l'Acte de
Québec de 1774, protégeant ainsi
la totalité de la population de langue
française catholique qui vivait dans un
pays où la population anglaise était
majoritairement protestante. La signature de l'Acte
de l'Amérique du Nord britannique de 1867
confirme le droit à une éducation
basée sur la religion. La Loi de 1867 confère
aux provinces la compétence en matière
d'éducation.
Pendant plus de 100 ans, les immigrants non catholiques
venant de l'extérieur du Canada qui s'établissaient
au Québec ne pouvaient pas fréquenter
l'école française. Une modification
apportée à la Loi sur l'instruction
publique de 1998 a remplacé les commissions
scolaires confessionnelles par des commissions
scolaires fondées sur la langue et non
sur la religion. |