Le village fortifié
d'Hochelaga, établissement iroquois, se
trouvait sur l'île lors de la visite de
Jacques Cartier en 1535. Samuel de Champlain a
visité en 1603 le site où se trouvait
Hochelaga mais les Français ne s'y sont
installés qu'en 1642, quand un groupe de
prêtres, religieuses et colons menés
par Paul Chomedey de Maisonneuve fonda le village
de Ville-Marie. Parmi ces colonisateurs fut Jeanne
Mance qui, en 1644, fonda l'hôpital Hôtel-Dieu,
le premier hôpital en Amérique du
Nord.
Vue de la rue de l'Esplanade au Plateau Mont-Royal
en hiverEn août 1701, 1300 Amérindiens
du nord-est de l'Amérique se réunirent
à Montréal (qui comptait alors 1200
habitants) pour établir une paix entre
leurs différentes nations ainsi qu'avec
les Français. La Grande paix de Montréal,
comme fut nommé ce traité, permit
la fin des hostilités handicapant le commerce
des fourrures en Nouvelle-France.
Le village a ainsi grandi et est
devenu un centre important de la traite des fourrures.
Ce fut le point de départ de l'exploration
française de l'intérieur par des
explorateurs tels Louis Jolliet, La Salle, La
Vérendrye ou Duluth. La ville a été
fortifiée en 1725 et est restée
française jusqu'en 1761, quand le Duc de
Lévis s'est rendu à l'armée
britannique commandée par Lord Geoffrey
Amherst.
La croissance rapide de la ville
a été accélérée
par le canal de Lachine qui permit aux navires
de franchir les innavigables rapides de Lachine
au sud de l'île. Montréal fut la
capitale de la province du Canada entre 1844 et
1849. La compagnie ferroviaire du Canadien Pacifique
y installa son siège social en 1880. Le
statut international de la ville a été
assuré par l'Exposition universelle de
1967 et par les Jeux olympiques de 1976.
Au 1er janvier 2002, l'ensemble
des villes sur l'île de Montréal,
totalisant une population de 1,8 million de personnes,
ainsi que sur plusieurs îles périphériques
qui composaient jusqu'à présent
la Communauté urbaine de Montréal,
furent fusionnées pour former la nouvelle
ville de Montréal. Vingt-sept banlieues
ont ainsi été intégrées
à l'ancienne ville et transformées
en arrondissements, contre la volonté de
certaines d'entre elles, particulièrement
des banlieues anglophones.
Après l'élection d'un
gouvernement Libéral à Québec,
un référendum sur les défusions
municipales eut lieu le 20 juin 2004. Sur les
22 anciennes villes fusionnées en 2002
qui ont obtenu d'avoir la tenue d'un référendum
sur le «démembrement» de leur
ville suite à la signature de registres,
15 d'entre elles ont voté pour la défusion.
Ces arrondissements redeviendront donc des villes
indépendantes, bien que cependant, les
pouvoirs leurs étant dévolus, n'auront
pas les pouvoirs des anciennes villes. La ville
de Montréal et les villes défusionnées
se retrouveront au sein d'un conseil d'agglomération
qui va gérer les compétences d'agglomération
(ex: police, pompiers, eau, développement
économique) et les villes défusionnées
vont gérer les compétences de proximité
(loisirs, travaux publics, etc.) au terme d'un
processus de transition devant se terminer en
2005. |